INDIGNE TOITS  !

Vitrine de non intervention publique
Vies Délogées / Relogées - Sans Toits dignes
Sens toi Digne - Indigne Toits !

… fin de la trêve hivernale
Depuis le 5 novembre, plus de 2000 personnes ont été arrachées de leur chez soi.
Leur réintégration dans leur logement et leurs conditions de vie actuelle dans les hôtels sont indignes.

Les détresses les plus accablantes sont muettes, soyons-en le porte-parole, en voici ici un témoignage.

"Le propriétaire a dit « Ça suffit, je ne peux plus payer l'hôtel, il faut rentrer chez vous ».
Mais devant l'immeuble il y a une chaîne avec un cadenas.
On a quitté l'hôtel, et maintenant ?"

"Je suis diabétique. Je suis à l'hôtel depuis 3 mois et 1 semaine.
Je ne peux pas cuisiner ni même réchauffer de l'eau pour le thé.
Ce qu'on nous donne à manger est mauvais pour moi.
Je n'ai pas les moyens d'aller au restaurant."

"On nous a évacués avec la police. En 5 minutes. Je suis sortie en pyjama. Ma fille avait honte parce qu'elle avait son t-shirt pour dormir. Un t-shirt avec Mickey, tout troué."

"Je suis retourné chez moi avec ma famille, mais tout était moisi.
Les souris avaient mangé les vêtements de mes enfants."

"L'hôtel nous a avertis que c'était la dernière nuit ; qu'on pouvait rentrer dans notre immeuble. À la mairie, on ne nous a rien dit.
On y est allé mais les fissures sont toujours là. On a peur et l'hôtel a loué notre chambre."

"Nous sommes 2 avec 2 enfants chacun. On vivait avec 6 chambres. C'était cher. On n'est pas pacsé ni marié.
Comme le bail est à mon nom, mon compagnon et ses 2 enfants n'ont pas le droit d'aller à l'hôtel."

"On m'a dit que c'était fini que je pouvais réintégrer mon logement mais le propriétaire avait changé la serrure. J'ai appelé, on ne m'a pas répondu. Je dors chez des amis et mon propriétaire ne répond plus."

Merci à Caroline Biscarrat, Jean De Peña, Théo Giacometti, Clément Mahoudeau, Philippe Maquelle, Olivier Monge et à tous les photographes pour leurs photos qui ne reproduisent pas le visible mais le rendent visible.

À suivre...

Ouloume, Marie-Emmanuelle, Simona, Fabien, Julien, Taher, Chérif, Niasse, Zineb et tous les délogé.es de Marseille, nous n'oublions pas.
Share Button